Créée à l’initiative de Lita.co accompagné par le fonds Aviva Impact Investing France, Rift est une application qui permet de « scanner » son épargne et connaître son impact sociétal et environnemental.
 
Contrairement aux apparences, l’argent placé sur ses comptes bancaires ne dort pas. En effet, il est réinvesti par les acteurs financiers dans des projets d’industries polluantes, choisis par les acteurs financiers. Une pratique très opaque qui a poussé Lita.co à lancer Rift, une application qui analyse l’impact sociétal et environnemental des sommes d’argent déposées sur les comptes bancaires. Cette initiative est soutenue par de nombreux acteurs de la finance durable tels que Finansol, Oxfam France et Carbone 4.

Une fois l’application téléchargée, il suffit de renseigner le montant de son épargne (Livret A, compte courant, etc.) et sa banque. Ces données sont « anonymisées, [et] sont stockées dans une base de données qui ne sert qu’à faire des statistiques mais en aucun cas à être utilisées à des fins commerciales », précise Eva Sadoun, cofondatrice-présidente de Lita.co au Figaro. Il est ensuite possible de savoir ce que finance son épargne, qui la gère et son empreinte environnementale. 
Ainsi, on apprend que 4 000 euros placés (dont 1 000 sur un compte courant et 3 000 sur un livret A) émettent 1,76 tonne de CO2 soit l’équivalent de 1,3 aller-retour Paris-New-York en avion. Autre constat : 95 % des produits financiers n’excluent pas le financement du secteur de l’armement.

Une fois informé, l’utilisateur se voit proposer des alternatives, comme le précise la cofondatrice de Lita.co au Figaro : 
Mais au-delà d’informer et d’instaurer plus de transparence dans ce secteur encore très opaque, nous souhaitons inciter à agir.
Un mois après son lancement, l’application enregistrait déjà 10 000 téléchargements avec 8 000 utilisateurs qui ont renseigné leurs données bancaires. 
En parallèle, les équipes de Rift entreprennent des campagnes de sensibilisation auprès des acteurs du secteur bancaire et les appellent, notamment, à se désengager du charbon et à prendre en compte les différents axes de l’Accord de Paris dans leur stratégie.